Des colis pour le Vénézuela / L’actualité

Avec la journaliste Sophie Mangado

Version interactive : http://lactualite.com/monde/2017/07/31/des-colis-pour-le-venezuela-1/

Les Vénézuéliens ont beau être assis sur la première réserve de pétrole au monde, depuis des mois, ils manquent de tout. Le pays d’environ 32 millions d’habitants, qui dépend des importations, n’a plus les moyens de s’approvisionner à l’étranger depuis la chute des prix du pétrole, en 2014. Nombre de médicaments et d’aliments de base sont aujourd’hui introuvables, sinon inabordables. Le prix de la farine a été multiplié par 10 en deux ans, celui du poulet, par 13.

Dans la rue, les citoyens demandent le départ du président, Nicolás Maduro, dont les forces armées sont le principal soutien. Les manifestations, quasi quotidiennes depuis avril, ont fait des dizaines de morts. Du Canada, la diaspora tente d’aider la population par l’envoi de médicaments à des hôpitaux et de colis à des proches. Ces paquets qui, il y a un an, contenaient des produits de luxe pour gâter un peu la famille ressemblent aujourd’hui à des trousses de survie.

 

Drépanocytose / IECD

En décembre 2017, j’ai réalisé des photos pour “Convergence Drépanocytose”, initiative financée par l’IECD, qui permet de lutter contre la drépanocytose au Cameorun. Cette maladie transmise génétiquement tue nombre d’enfants de moins de cinq ans par manque de prise en charge.

“Convergence drépanocytose” promeut le dépistage des parents, le dépistage néo-natal chez l’enfant, et une prise en charge précoce.

 

Alindao, Central African Republic / Al Jazeera

With journalist Julia Steers

Alindao, a bucolic city in the Central African Republic's southeast that is home to farmers and artisanal miners, largely avoided violence during the country's recent civil war.

But today, nearly 23,000 internally displaced people (IDPs) live on the outskirts of town, on the grounds of a Catholic Church. They fled from their destroyed homes in May, after fighting broke out between Christian groups and Muslim ex-Seleka fighters. Thousands more IDPs live in two other sites nearby.

Fearful that the tenuous calm will descend back into clashes, the displaced residents have not returned home, and new arrivals from surrounding villages turn up daily.

Their plight characterises the changing nature of the CAR conflict, which has evolved into a battle over resources. In the country's north and southeast, deadly clashes between remnants of former armed groups are common, at the expense of civilians. 

In early December, a fragile peace agreement between predominantly Muslim ex-Seleka groups and Christians broke, heightening fears that the violence will spread through the countryside.

"The IDPs come from the town and the nearby villages, and they had to run to avoid retaliation from different groups," said Sebastien Loth, the mission head for Doctors Without Borders, known by its French initials MSF, in Alindao. "There are too many armed groups to engage ... to help the population [that is] most in need. The emergency is in the villages, just a few kilometres from Alindao.”

 

Santé à l’Extrême-Nord Cameroun / ALIMA

L’insurrection de Boko Haram a causé la mort d’environ 20 000 personnes et en a déplacé plus de 2,6 millions dans la région du Lac Tchad depuis 2009.

Au Cameroun, c’est la région de l’Extrême-Nord qui est affectée par le groupe islamiste. Avant le début du conflit, elle avait déjà l’indice de développement le plus faible du pays. Mais avec l’arrivée de réfugiés et les déplacements de population, l’insécurité alimentaire et la malnutrition ont augmenté. Le taux de malnutrition globale est supérieur au standard de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour déclarer une situation de crise.

Dans la localité de Mokolo,  protégée par les montagnes, l’ONG ALIMA offre gratuitement des soins de santé aux enfants malnutris et aux enfants de moins de cinq ans qui nécessitent une hospitalisation. Ils soignent inlassablement les jeunes réfugiés du camp de Minawao, qui leurs sont transférés, et les enfants des environs, dont les villages sont des déserts médicaux.

J’ai passé une journée et demie, dans la clinique d’ALIMA, en Août 2017.

Gawad Kalinga / Pèlerin

The Farm of Hope 

A very special bond is being created between France and the Philippines. Since five years already, thousands of French young people have gone to the country of 7000 islands with an objective to eradicate poverty and to invent the world that is more just for everybody. The Philippine’s foundation, “Gawad Kalinga” (“to Take Care”) and its charismatic leader, Tony Meloto have set out on the mission to rise millions of people out of the extreme poverty through the involvement of the richest and most educated social classes.

In only few years, the man who is at the origin of this almost utopic concept, managed to establish partnerships with more than 500 major companies (including Air France-KLM, Nestlé, BNP Paris Bas, Shell, etc.) and to attract the golden youth of the Filipino elite, students from prestigious universities from all around the world and young graduates from the best French schools. All of them make the journey with the desire to develop the new ways of doing business. If they do not settle permanently in the Philippines, they all leave transformed by the experience that they intend to reproduce elsewhere.

The reportage is based on the Enchanted Farm, the main village created by Gawad Kalinga, it stretches over an area of more than 35 hectares at the north of Manila. This is where young European entrepreneurs and engineers return to the land, raise chickens or engage in silkworm farming while experiencing new forms of social entrepreneurship. In this innovative and ambitious ecosystem, where rich foreigners and poor Filipinos share their know-how, what counts is not to achieve maximum profit but to apply the main motto of Tony Meloto “Less for myself, more for others and enough for everyone”

text: Catherine Monnet

 

SÉCHERESSE SOMALILAND / PARIS MATCH.BE

État autoproclamé  de la corne de l’Afrique, le Somaliland a déclaré son indépendance de la Somalie en 1991 après trois années de guerre. 26 ans et trois scrutins présidentiels plus tard, la communauté internationale refuse toujours de reconnaître son existence. Comparé au reste de la Somalie, le Somaliland connaît une relative stabilité politique et sécuritaire. Cependant, après deux années de sécheresse et la mort de près de 80% du cheptel, près de la moitié de sa population, soit 1,6 million de personnes, a besoin d’une aide pour survivre. Mais cette aide se fait attendre.

 

Cameroon Calling / ESPN

In November 2016, the National Basketball Association counted three Cameroonian players, out of four in all its history. Journalist Jackie MacMullan decided to retrace their roots. Together, we met with their families in Cameroon, and visited places of their childhood, that were key to their development into professional basketball players, in a country where football reigns. 

 
 

Résistance au projet CIGEO à Bure, Meuse / Liberation

 
 

" L’été 2016 a marqué pour eux «un tournant». Le début d’une «amplification» de la mobilisation contre Cigéo, un projet d’enfouissement de déchets nucléaires à 500 mètres sous terre. Alors six mois plus tard, quand on retrouve les opposants à ce Centre industriel de stockage géologique dans leur «maison de la résistance» à Bure (Meuse), l’atmosphère a changé […]" (Elise Godeau)

 
 
 

Primaire de la Gauche dans la vallée de la Fensch / Le Monde

 

A Hayange : du FN à la primaire à gauche

Patrice Hainy, ancien adjoint aux sports du maire (FN) de Hayange, dans la vallée de la Fensch, en Moselle, est venu voter dimanche 22 janvier à la primaire à gauche. […]

(Franck Johannès)

 
 

Visite d'Arnaud Montebourg à Florange / Le Monde

 

En « tournée industrielle » de trois jours en Lorraine, Arnaud Montebourg a profité de sa visite à Florange (Moselle), jeudi 13 octobre, près de quatre ans après la fermeture des hauts-fourneaux d’ArcelorMittal contre laquelle il s’était battu, en vain, pour donner une tonalité plus radicale à sa campagne. Avec un objectif : convaincre le « peuple de gauche » qu’il existe une « candidature alternative » à François Hollande… mais également à Alain Juppé. (Cedric Petralunga)

 

Migration assistée d'arbres menacés par le changement climatique / Le Monde

 

Pour les forestiers, habitués au temps long des arbres et à une certaine constance de leurs conditions de vie, le grand défi du XXIe siècle sera de faire face à un facteur nouveau d’instabilité : le changement climatique. Son rythme, inédit, confrontera nombre d’essences à des températures et des précipitations qui auront sensiblement évolué au cours même de leur vie séculaire. Depuis 2011, l’Office national des forêts (ONF) tente d’anticiper ce phénomène grâce au projet Giono : une expérience de «  migration assistée » d’arbres provenant du sud de la France, où ils sont particulièrement menacés par le réchauffement, pour les planter en forêt de Verdun. Reportage sur ces plantations de jeunes chênes et hêtres, pionniers d’une lente migration climatique de la flore vers des latitudes plus clémentes.

Le projet Giono, assistance à forêts en danger

C’est une simple parcelle d’arbres parmi les arbres, dans la forêt de Verdun, dans la Meuse. Plantée de tout jeunes hêtres, elle forme une clairière dans ces vastes bois sombres aux sols cabossés par les obus durant la première guerre mondiale. Au loin, on devine l’imposant ossuaire de Douaumont, dans une mer de pins et de feuillus. Autour, c’est une forêt mémorielle, gigantesque cimetière qui sommeille sous l’humus et qui recrache sans cesse les munitions, les gourdes et les ossements des milliers de soldats qui y perdirent la vie en 1916. […] (Angela Bolis)

Voir le grand format sur LeMonde.fr

 

Producteurs de lait FAIREFRANCE / Le Pelerin

 

"Vous connaissez Faire France ? En achetant ce lait, au moins vous êtes sûrs que nous, agriculteurs, nous pourrons vivre de notre travail… Avec les autres marques, on a juste le droit de crever !"
[…]
Née en juin 2013 à l’initiative de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli), son but est de permettre aux éleveurs de dégager un revenu décent, dans la même logique que le commerce équitable. « Au final, on touchera 10 centimes de plus, par litre vendu, que ce que nous donnent les industriels. De quoi rattraper ce qui manque pour couvrir les coûts de production… et nous payer un salaire », espère Francis, qui devrait toucher en 2017 les premiers euros issus de la vente du lait équitable, en fonction des volumes écoulés en 2016.

À l’heure actuelle, comme la majorité des éleveurs français, il doit se contenter des prix fixés par la coopérative – détenue à 51 % par Lactalis – qui lui achète son lait, à lui et ses fils : à peine 261 € les 1 000 litres en juillet. (Véronique Badets)

 

Centre de formation AS Nancy Lorraine / SoFoot

 

Premier Club de formation créé en France, le centre de l'AS Nancy Lorraine mise sur la discrétion et l'accompagnement des jeunes pour sortir de nouveau Platini. Excentré de la ville, le complexe installé au milieu de la foret n'a rien à envier aux autres. (Florian Cadu)