Santé à l’Extrême-Nord Cameroun / ALIMA

L’insurrection de Boko Haram a causé la mort d’environ 20 000 personnes et en a déplacé plus de 2,6 millions dans la région du Lac Tchad depuis 2009.

Au Cameroun, c’est la région de l’Extrême-Nord qui est affectée par le groupe islamiste. Avant le début du conflit, elle avait déjà l’indice de développement le plus faible du pays. Mais avec l’arrivée de réfugiés et les déplacements de population, l’insécurité alimentaire et la malnutrition ont augmenté. Le taux de malnutrition globale est supérieur au standard de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour déclarer une situation de crise.

Dans la localité de Mokolo,  protégée par les montagnes, l’ONG ALIMA offre gratuitement des soins de santé aux enfants malnutris et aux enfants de moins de cinq ans qui nécessitent une hospitalisation. Ils soignent inlassablement les jeunes réfugiés du camp de Minawao, qui leurs sont transférés, et les enfants des environs, dont les villages sont des déserts médicaux.

J’ai passé une journée et demie, dans la clinique d’ALIMA, en Août 2017.