Briançon : Leçon de solidarité

 Avancer, quoiqu’il arrive et quelque soient les conditions.  Par petits groupes, les exilés s’enfoncent dans la nuit et dans la neige pour traverser le plus discrètement possible la frontière. Quand ils rejoignent la route asphaltée, certains se blessent en essayant de se cacher sur les bas-côtés au passage d’une voiture. La peur de croiser la police qui a multiplié ses patrouilles ne les arrête pas. Elle leur fait juste prendre davantage de risques et emprunter des chemins plus hasardeux dans la neige. Au lieu de marcher pendant quatre heures pour rejoindre la ville de Briançon, leur périple peut durer plus de sept heures.
 

La route des Alpes empruntée par les migrants est particulièrement dangereuse. Pour pallier les rigueurs de l’hiver comme les défaillances des pouvoirs publics, un important réseau de solidarité s’est mobilisé dans le Briançonnais. Mais au retour des beaux jours, les bonnes volontés ne suffisent plus.

texte et légendes : Catherine Monnet