En attendant le canal au Nicaragua

Dans les années 80, le Nicaragua a été divisé entre socialistes Sandinistes et libéraux financés par la CIA. Avec Daniel Ortega du Front Sandiniste de Libération Nationale à la tête du pays depuis trois mandats, et des élections prévues en 2016, la situation politique est tendue. 

En juin 2013, le président Daniel Ortega promet la fin de a pauvreté : il signe une concession de 50 ans, renouvelable 50 ans, à l’entreprise Hong Kong Nicaragua Canal Development (HKND), pour que celle-ci construise un canal interocéanique trois fois plus grand que celui du Panama. La valeur du projet est évaluée à 50 000 millions de dollars. La Russie fait partie, aux côtés du Venezuela, des six pays invités à participer au projet.

La route du canal est de 278km de long, sa zone d’impact de 20 km de large. Il affectera le lac Cocibolca deuxième plus grande source d’eau douce en Amérique Latine. Cette immense étendue d’eau potable est un joyau pour le pays, car elle nourrit, abreuve et irrigue de nombreuses terres. 

Les Nicaraguayens qui seront directement affectés ne savent toujours pas à quelles conditions leurs terres sont vendues, ni quand ils devront partir, mois d’un mois avant le début annoncé de la construction. En 2014, j’ai été à leur rencontre, parcourant la route du futur canal, d’un océan à l’autre.