Ony, Vero, Lilia et Yolande comptent parmi les 550 agricultrices malgaches réunies autour du projet FARM, dédié à promouvoir la solidarité entre les femmes rurales à travers une production agricole durable. Pour ces femmes, l’enjeu n’est pas seulement environnemental : en défendant une agro-écologie plus consciente et plus résiliente, elles espèrent aussi trouver une voie d’émancipation et accéder à la terre.
Dans ce paysage luxuriant de rizières en terrasses, au nord d’Antananarivo, elles cultivent des haricots verts et des petits pois pour les revendre ou les échanger. C’est ici qu’Ony cultive des fraises biologiques sur une terrasse dominant la vallée. « Je les cueille très tôt le matin, puis je prends le bus pour les vendre sur les marchés de la ville, à ceux qui en ont les moyens. Cela me rapporte plus que de vendre les plants, comme je le faisais auparavant. »
Le projet FARM attire des femmes des villes comme des campagnes. En banlieue d’Antananarivo, Vero forme la nouvelle génération aux pratiques agro-écologiques. Parmi elles, Harena n’a que 15 ans, mais un rêve a déjà germé dans son esprit : devenir avocate pour défendre, d’un côté, la nature et, de l’autre, le droit des femmes à posséder la terre qu’elles cultivent.
