Ioana, 11 ans dont 10 ans dans un bidonville, rêve avec ses parents de de s'installer dans un vrai appartement.
Aziza Taherddine Dafallah, âgée de 18 ans, vivait dans le village de Dolbe, près d’Umm Baru.En décembre 2025, alors qu’elle était en train de cuisiner, des soldats des Forces de sécurité de la République (RSF) sont arrivés et l’ont forcée, ainsi que sa sœur, à monter dans leur véhicule. Elles ont été emmenées dans un camp isolé à Rabwi et détenues pendant six jours.Les deux sœurs ont été séparées, battues et violées par des commandants qui voulaient les garder comme « épouses ».Aziza a entendu sa sœur crier le jour où elle s'est échappée, mais n'a pas pu la sauver.Elle s'est enfuie seule et a marché pendant huit jours sans rencontrer personne, dormant sous les arbres.Elle est arrivée le 29 décembre au camp de réfugiés d'Oure Cassoni au Tchad et vit désormais avec son père, tandis que sa sœur reste en captivité.
Calais un été volontaire
Entre deux tentatives de passage vers l’Angleterre, les « cafés et restaurants » du bidonville étaient parfois les seules échappatoires d’une vie passée à attendre et à survivre dans une habitation faite de bric et de broc et de petits trésors. Un vieux drap, un bout de porte, une chute de moquette, le moindre don des particuliers continue d’améliorer sensiblement les conditions de logement des migrants dans un camp qui est aujourd’hui complètement saturé.
Série photographique réalisée autour de la mer Noire, entre les mois de septembre 2009 et 2011. Ce travail raconte l'errance d'un étranger le long d'un littoral qui est une boucle sans fin. Ici, l'unité de lieu est entre-coupée de frontières, de langues et de cultures diverses. Le fil de cette déamblation, c'est la mer, que tout le monde rêve de posséder mais qui n'appartient à personne.
