UNE CHOSE APRÈS L'AUTRE

Ils habitent ces murs de béton nus de leur fragile présence. Un cri, un geste brusque, un autre plus maitrisé, des pas dans le couloir, un moment de torpeur, un sourire. Une vingtaine de jeunes adultes atteints de troubles sévères du spectre de l’autisme vivent ici, à Diapason, un foyer d’accueil médicalisé (FAM) situé dans le nord de l’agglomération nantaise et conçu pour offrir un environnement apaisant.

La plupart d’entre eux ne parlent pas, mais communiquent pourtant à leur manière. Leurs journées s’écoulent entre les tâches du quotidien et des activités occupationnelles, accompagnés par des travailleurs sociaux qui cherchent à développer leur autonomie en s’appuyant sur des méthodes dites comportementales (ABA, TEACCH, PECS…). Ils accomplissent ce qu’ils peuvent, toujours une chose après l’autre, en fonction de leurs capacités et de leur hypersensibilité.

Ce foyer, géré par les trois principales associations locales œuvrant dans le champ du handicap (l’Adapei, l’Apajh et Césame Autisme 44), a été créé pour pallier le manque de places d’accueil destinées aux jeunes adultes autistes en Loire-Atlantique. J’ai pu rester en immersion dans leur univers singulier, aussi déstabilisant qu’attachant.