Madagascar, sous l'extractivisme, communautés en résistance / La Croix + CCFD

L'extractivisme soulève partout les mêmes enjeux : droit à l'eau, accaparement des terres et des ressources, promesses d'emplois qui tiennent rarement leurs promesses face aux intérêts des multinationales.

C'est le cas à Madagascar, où, près de Tuléar, un projet d'extraction d'ilménite porté par l'australienne Base Resources, via sa filiale Base Toliara, suscite une forte opposition des communautés locales — pêcheurs Vezo, agriculteurs Masikoro, chasseurs-cueilleurs Mikea — qui dénoncent des impacts environnementaux, sociaux et fonciers.

« Base Toliara ne va pas s'installer ici, je refuse. Nous sommes déterminés à nous battre jusqu'à la mort, s'il le faut », affirme Jean-Aimé, pêcheur.

Suspendu depuis 2019 après des tensions à Ranobe, le projet reste en attente, alors que le permis court sur quarante ans. Les habitants craignent déforestation, pollution, accaparement des terres et déplacement de villages, beaucoup n'ayant pas de titres de propriété officiels.

Pour les opposants, c'est une question de survie des modes de vie et des écosystèmes, face à des promesses économiques qui se heurtent aux réalités locales.